Rupture Conventionnelle : peut-on signer dès le 1er entretien avec le salarié ?
✅ Oui, c’est possible… mais attention aux règles !
Bien que la signature d’une rupture conventionnelle soit autorisée lors du premier rendez-vous, il est essentiel de suivre certaines formalités pour éviter les risques de contestation. Voici les étapes clés à respecter pour que la rupture soit validée.
Convocation du salarié : une étape indispensable
Avant toute chose, la convocation du salarié à l’entretien de rupture conventionnelle doit être faite dans les règles. Cette convocation est une obligation légale et elle doit répondre à plusieurs critères précis :
- Elle doit se faire via lettre recommandée avec accusé de réception (LRAR) ou courrier remis en mains propres contre décharge : ces documents officiels prouvent la convocation du salarié et l’informent de son droit à l’assistance (voir çi-après).
- Droit à l’assistance : le courrier de convocation doit indiquer que le salarié peut se faire assister lors de l’entretien. Il peut choisir un salarié de l’entreprise, ou bien, si l’entreprise ne compte pas de représentants du personnel, il peut recourir à un conseiller extérieur figurant sur une liste officielle établie par le préfet. Dans ce cas, les adresses des locaux de l’Inspection du travail et de la Mairie doivent être mentionnées dans la convocation.
Remplir le CERFA de rupture conventionnelle
Le formulaire CERFA est la pièce maîtresse de la procédure de rupture conventionnelle. Il doit être soigneusement complété et signé pour officialiser la rupture :
- Date et lieu d’entretien : Le formulaire doit indiquer la date précise de l’entretien unique. Cette date servira de preuve en cas de contestation de la part du salarié.
- Signatures des deux parties : Le salarié et l’employeur doivent signer le CERFA, confirmant ainsi leur accord sur la rupture conventionnelle.
Une fois rempli et signé, le formulaire CERFA doit être remis au salarié. Pour prouver cette remise, l’employeur doit utiliser un envoi en LRAR ou une remise en mains propres contre décharge. Cette formalité est essentielle pour montrer que le salarié a reçu un exemplaire du document.
Les points à respecter impérativement
Afin de sécuriser la rupture conventionnelle, il est crucial de respecter les étapes suivantes :
- Entretien préalable : Un entretien en face-à-face avec le salarié est obligatoire pour échanger sur les modalités de la rupture conventionnelle. L’absence d’entretien pourrait conduire à une annulation de la rupture.
- Droit à l’assistance : Le salarié doit être informé de son droit à être accompagné lors de l’entretien. Ne pas fournir cette information pourrait entraîner la nullité de la rupture.
- Remise du CERFA : Un exemplaire du formulaire de rupture conventionnelle doit être remis au salarié et la preuve de cette remise est indispensable. En cas de contestation, l’absence de remise d’un exemplaire au salarié pourrait invalider la rupture.
Attention : Si l’une de ces étapes est omise, la rupture conventionnelle pourrait être annulée. En cas de litige, le salarié pourrait obtenir la requalification de cette rupture en licenciement abusif, avec des conséquences financières importantes pour l’employeur.
Signature lors de l’entretien : que dit la loi ?
La Cour de Cassation confirme que la convention de rupture conventionnelle peut être signée dès le premier entretien, sans qu’un délai soit imposé entre l’entretien et la signature de la rupture. Cette décision permet d’éviter des attentes inutiles et offre une flexibilité aux employeurs comme aux salariés. Cependant, pour éviter tout problème, il est recommandé de bien respecter chaque étape formelle et de documenter chaque action (convocation, entretien, remise du CERFA) afin de pouvoir justifier la procédure en cas de contestation.
Conclusion
La rupture conventionnelle offre une solution à l’amiable pour mettre fin à une relation de travail. Cependant, pour que cette rupture soit valide, il est essentiel de respecter toutes les étapes légales. La convocation en bonne et due forme, l’entretien, le droit à l’assistance, et la remise du CERFA au salarié sont autant de points cruciaux à ne pas négliger. La signature peut avoir lieu dès le premier entretien, mais toutes les formalités doivent être bien documentées pour éviter tout litige.
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